RED DEAD REDEMPTION 2
Etats-Unis - 2018
Image plateforme « PC »Image plateforme « Playstation 4 »Image plateforme « Xbox One »
Image de « Red Dead Redemption 2 »
Genre : Western
Musique : Divers
Développeur : Rockstar
Durée : élevée
Langue : Anglais sous-titré français
Distributeur : Rockstar
Date de sortie : 26 octobre 2018
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Red Dead Redemption 2 »
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LE PITCH
1899. Après un braquage raté, la bande de Dutch Van Der Linde doit prendre la fuite, traquée par les agents de la Pinkerton. Epuisé, le groupe se disloque petit à petit, à l’image de la loyauté d’Arthur Morgan, son membre le plus important.
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La ballade d'Arthur Morgan

Dire que Red Dead Redemption II était attendu relèverait d'un euphémisme des plus évidents. Il y a huit ans, les aventures équestres de John Marston avaient surpris la planète vidéoludique pour mieux la séduire grâce à son univers iconisant les plus grands classiques du genre et un gameplay épuré tiré du sous estimé GTA IV. A l'annonce d'une suite il y a deux ans déjà, la question du contenu était donc aussi importante que légitime, surtout après le raz-de-marée provoqué par le chef-d'oeuvre GTA V et les différentes révolutions apportées au genre « action / open world » et les partis pris déjà bien tranchés de toute l'équipe créative. Quelle allait être l'approche de Rockstar se sachant attendu au tournant ? La réponse est simple : en allant à contre courant des tendances actuelles qui privilégient une action sans temps morts et à l'opposé de ce à quoi les joueurs du premier Red Dead pouvaient s'attendre.

Certes, en apparences les deux softs se ressemblent comme deux goutes de whisky frelaté (améliorations graphiques époustouflantes mises à part) et pourtant un fossé les sépare. Là ou le premier épisode proposait un voyage à travers un genre, chevauchant de John Ford à Sidney Pollack en passant par Sergio Leone et annonçant la fin d'une époque, le Red Dead cuvée 2018 penche directement vers Sam Peckinpah et sa horde poursuivit par l'évolution, la modernité, un changement de règles et de modes de vies bien plus mortel que les balles. La course d'étapes qui devient le quotidien de la bande de Dutch n'est en fait qu'une fuite en avant sans issue, un comte que ces hommes se racontent pour se rattacher à un passé qui n'existe que dans leur mémoire et leurs mensonges. En un sens, Red Dead Redemption II est un open world post-apocalyptique.

 

M & M


« Tu es un pur-sang Marston et je ne suis qu'un cheval de trait. » En une réplique méta précédant une fusillade digne de la Horde Sauvage, Arthur Morgan relie deux époques bien distinctes et expose au grand jour les différences le liant avec John Marston. En apparence, le cowboy pataud et bourru qu'est Morgan ne s'approche jamais du charisme et de la grâce que possédait le pistoléro en fuite dans le premier épisode. Ce dernier illumine même toujours l'écran à chacune de ses apparitions, comme auréolé d'une aura mystique qui aurait voyagé à travers le temps depuis l'illustre dernier chapitre du jeu précédant. Face à ce « fantôme », Arthur ne fait pas pale figure mais peine tout de même à s'en détacher et à s'en affranchir. Du moins dans les 40 premières heures sous forme de longue introduction tutorielle gigantesque voyant naitre et se développer des conflits moraux importants pour l'histoire (mais anecdotiques pour le jeu, la faute à de nombreuses contradictions). Red Dead II se situe avant le premier, mais Arthur est bel et bien la continuité thématique de John, résolvant avant l'heure les conflits internes du Scarface de l'ouest. Il en est également une évolution, ce qu'il ne manquera pas de faire remarquer à John, toujours de façon méta lorsqu'il lui assène un « moi au moins je sais nager » prouvant au passage que son expérience sera au centre du récit.

 

L'ouest, l'ultime frontière


A l'image de Niko Bellic, Morgan fait partie de ces personnages forts, mais qui quelque part ne marqueront pas l'Histoire de Rockstar par leur apparition alors que Marston, lui, appartient au cercle très fermé, avec Michael et Trévor, à avoir marqué l'Histoire du jeu vidéo. Un personnage jouable tel que ce dernier manque d'ailleurs cruellement à cet épisode. Dans la lignée de GTA V, aurait il été préférable de jouer plusieurs personnages ? D'interpréter Arthur mais également Micah, la gâchette folle et amorale de la bande ou même un indien ? Car depuis l'instauration d'une jauge d'honneur dépendant de votre ligne de conduite, de votre façon de jouer, cette dernière ne s'est jamais vraiment retrouvée pertinente. Ainsi, Arthur peut piller un cadavre et perdre des points alors qu'il ne se passera rien si vous dessoudez la moitié d'un village pendant une mission. Dommage. En concentrant cependant son récit sur un seul personnage jouable, Rockstar permet d'en explorer pleinement toute la profondeur et de délivrer un véritable point de vue, le joueur perdant son rôle de « réalisateur ».

Selon les grandes habitudes de la maison, Red Dead II regorge de séquences complètements folles (dont deux scènes de beuveries incroyables), de morceaux de bravoures intenses à base d'attaques de trains (enfin!) et d'affrontements entre gangs rivaux. Entre votre expédition vengeresse chez les rednecks et vos parties de pêche, il sera toujours possible d'agir avec des PNJ et de les aider ou non. Sans influence sur la partie, ces rencontres permettent d'élargir le champ d'action d'Arthur et de participer à la création d'une véritable simulation de cowboy. Avec l'arrivée du live dans les semaines à venir et la promesse d'une maitrise de ce dernier empêchant les dérives folles apportées à GTA V, Red Dead II promet aux joueurs de les accompagner pendant de longues années. Westworld dans votre salon en somme.

François Rey














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C'est tout simplement l'un des jeux les plus magnifiques que nous ayant pu voir. Les très rares et rapides temps de chargement suffisent à lancer une partie qui ne rencontrera que d'occasionnels ralentissements (sur 80h de test, peut être une dizaine, soit une quantité anecdotique mais suffisante pour être signalée). Rockstar a soigné chaque aspect graphique à la perfection, faisant oublier au passage l'année supplémentaire rajoutée sur la sortie du soft, comme la gestion des lumières (sortir d'une maison en plein jour vous éblouira quelques secondes) ou l'ajout d'une végétation dense et variée. C'est simple, rejouer au premier Red Dead Redemption ensuite sera difficile tant il semblera vide à côté de celui ci. Point négatif, il existe encore de nombreux bugs dans certains positionnements de caméra pendant les chevauchées et le fameux menu en roue typique des GTA / Red Dead devient de plus en plus confus au fur et à mesure que Rockstar augmente son contenu sans changer son mode de fonctionnement.

 
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