HITMAN 2
Danemark / Etats-Unis - 2018
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Image de « Hitman 2 »
Genre : Action
Musique : Niels Bye Nielsen
Développeur : Io Interactive
Durée : élevée
Langue : Anglais et Français
Distributeur : Warner Bros. Interactive Entertainment
Date de sortie : 13 novembre 2018
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Hitman 2 »
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site officiel
LE PITCH
Après avoir tenté de détruire Providence et l’ICA en montant les deux organisations l’une contre l’autre, le mystérieux « Client de l’Ombre » est désormais la cible de l’agent 47…
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un assassin parmi nous

Pour ce septième épisode de la franchise qui aime les chauves et les codes-barres, Warner Interactive prend la relève de Square Enix aux côtés du développeur historique, IO Interactive. Un petit changement en coulisse mais qui ne bouscule en rien une mécanique de jeu bien huilée. Sans doute un peu trop d'ailleurs.

Dès les premières minutes de jeu, que l'on soit un débutant ou un fan de la première heure, on se surprend à zapper les cinématiques. Non pas qu'elles soient mal foutues (même si, en la matière, on a vu bien mieux). L'histoire, c'était à prévoir, est sans le moindre intérêt. Organisations secrètes, complots, trahisons, alliances, mensonges et interrogations sur le passé de l'agent 47. Du réchauffé que les scénaristes tentent de compliquer inutilement sous une avalanche de noms et d'intrigues secondaires. Pour un jeu dont le principe se résume en quelques mots - buter un quidam sans se faire repérer - c'est beaucoup d'efforts pour pas grand-chose. D'autant plus que le grand méchant, le «Shadow Client», ne suscite guère de curiosité quant à son identité réelle et que tous les adversaires qu'il nous faudra éliminer répondent aux mêmes caractéristiques (gros système de sécurité, grosse méfiance). La cible s'affiche en rouge, l'environnement est votre allié et l'IA (particulièrement retorse) ne ménagera pas sa peine pour vous débusquer. Le reste n'est là que pour faire joli. Figure immuable de l'assassin professionnel, stoïque et totalement sociopathe, l'agent 47 reste égal à lui-même. Soit une drôle de machine à tuer dont l'obsession pour le déguisement et la discrétion contraste jusqu'à l'absurde avec une silhouette reconnaissable à des kilomètres, quelle que soit la tenue. Parfaitement ridicule et donc forcément génial. Pourvu qu'il ne change jamais.

 

replay value


Essentiellement vendu autour de son mode online, le Ghost Mode, et de la présence de Sean Bean (alias l'acteur qui meurt dans tous ses films, ou presque) en cible invitée, Hitman 2 contient déjà tout ce qu'il faut pour satisfaire le gamer solitaire de longues heures durant. On commence par un mode histoire qui, passée une phase d'entraînement amusante et bien pensée, s'appuie sur des décors variés (une villa au bord de la plage, une course de voitures à Miami, la Colombie et ses cartels, Mumbaï, la banlieue du Vermont et une île dans l'Atlantique Nord) et des ambiances soignées. Chaque contrat pouvant être rejoué (en variant le niveau de difficulté) pour découvrir de nouvelles intrigues, de nouveaux objets et de nouvelles stratégies, la richesse des lieux visités et les défis posés par chaque petite variation ne cessent jamais de surprendre. C'est un peu comme se retrouver devant un gros coffre à jouets avec notre imagination pour seule limite. Avec un objet contondant, avec une corde à piano, avec une arme à feu, en usant du sabotage ou d'explosifs, tuer son prochain devient un jeu d'enfant. Réellement addictif et joliment immoral. On aurait aimé dire beaucoup de bien du mode permettant de se créer ses propres contrats mais il est trop long et complexe à prendre en main pour convaincre pleinement. Tout le contraire du mode Sniper's Assassin, jouable en solo ou en ligne, et qui propose de jouer du fusil à lunette avec une limite de temps et des contraintes physiques surprenantes. De la rapidité, de la précision et un sang-froid à toute épreuve sont de mise pour venir à bout de chaque partie.

Trop sophistiqués et peu pratiques en terme de navigation, les menus du jeu pénalisent parfois un gameplay par ailleurs tout ce qu'il y a de plus classique (angle de vue à la troisième personne avec une gestion libre de la caméra et une vision « instinct » qui permet d'isoler ses objectifs dans le décor). La mallette spéciale qui permet de dissimuler son fusil sans se faire griller fait ici son grand retour et la sortie de ce nouveau volet s'accompagne d'une réédition en DLC du Hitman de 2016 (le Legacy Pack) avec l'intégralité des missions peaufinées pour l'occasion. Une petite attention qui ne se refuse pas.

Alan Wilson










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Les sauvegardes automatiques entraînent des ralentissements parfois mal venus et le lancement des intrigues accuse quelques bugs mineurs (il est passé où mon marqueur ? argh !). Graphiquement, rien de révolutionnaire mais le travail sur la lumière et les effets atmosphériques permettent une immersion immédiate. Un peu grossier et pompier, le score « Zimmerien » de Niels Bye Nielsen finit par s'avérer efficace sur la durée. Quand il ne plagie pas ouvertement les envolées bruyantes de The Dark Knight.

 
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