SECRET FILES: TUNGUSKA
Geheimakte Tunguska - Allemagne - 2006/2018
Image plateforme « Nintendo Switch »
Image de « Secret Files: Tunguska  »
Genre : Aventure
Musique : Inconnu
Développeur : Fusionsphere Systems
Durée : faible
Langue : Français
Distributeur : Deep Silver
Date de sortie : 30 novembre 2018
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Secret Files: Tunguska  »
portoflio
LE PITCH
Prenez la peau de Nina, fille d’un chercheur du musée d’histoire naturelle de Berlin, Vladimir Kalenkov, porté disparu. Une enquête qui emmènera notre héroïne jusqu’aux confins de la Russie dans une aventure teintée de mysticisme et de savoirs interdits.
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vieux dossier

Ce premier opus de Secret Files n'est pas de toute première fraicheur. Et pour cause : sa sortie dans une première version, sur PC, date de 2006. Pourtant, si son côté rigide et techniquement dépassé peut rebuter aux premiers abords, on oublie rapidement l'aspect pur du soft pour se concentrer sur une aventure qui, à défaut d'avoir l'âme d'un bon Lucas Art, se veut cohérente et très bien montée.

Malgré un résultat commercial discutable, la série des Secret Files a toujours connu un certain succès d'estime auprès des amateurs du genre. Et si le style « Point and Click » pouvait commencer à paraître quelque peu démodé, la Switch et son écran tactile est en train, petit à petit, de faire revenir au-devant de la scène, surtout par le biais d'adaptations de vieux titres, ce type de jeux. Ici, certains éléments de gameplay peuvent sembler franchement vieillots, à commencer par une absence totale de sauvegarde automatique : pensez-bien à gérer tout cela manuellement, car un oubli vous coûtera cher et saura même, peut-être, vous faire abandonner l'idée de compléter cette aventure.

 

classique jusqu'au bout des pixels


Et Secret Files s'inscrit totalement dans le schéma hyper classique des Point & Clicks avec ses écrans fixes (au mieux légers travelling) permettant au joueur de partir à la recherche du moindre indice lui permettant d'évoluer dans l'enquête. Il ne dénotera ni dans sa manière d'aborder les éléments du jeu, ni par des choix un peu étranges. Pas vraiment d'énigmes tirées par les cheveux ni de montages invraisemblables ici, il faut certes parfois être créatif mais toujours dans une logique assez implacable - et c'est peut-être d'ailleurs pour cela que ce premier opus de Secret Files manque de personnalité et d'âme.
On regrettera presque différents choix d'interfaces qui facilitent beaucoup trop les actions du joueur. La première, sous la forme du bouton R permettant de faire apparaître sur un écran donné toutes les zones d'interaction du jeu, rend la tâche bien trop simple, la possibilité de rater un élément important étant réduite à néant. De la même manière, le fait de rapidement survoler son interface avec un des objets en sa possession permet d'un coup d'œil au joueur de voir quels assemblages sont possibles : il commence alors rapidement à jouer en mode « automatique », sans réfléchir vraiment, créant de nouveaux objets sans vraiment en comprendre le but sur le moment. Dommage, car cela nuit fortement à l'immersion.

Et pourtant, on revient sans problème, parties après parties, à Secret Files: Tunguska, et ce malgré ses défauts évidents ; Parce que l'on sent que le jeu a été écrit et développé avec passion, parce qu'on apprécie les nombreux décors très détaillés qui eux, pour le coup, n'ont rien de vieillot, et parce que, classique ou pas, un bon Point & Click est toujours un bon jeu, même quand la technique ne suit pas. Énigmes prenantes, voyage et sensation de danger donnent beaucoup d'attrait au soft, et si les personnages, eux, sont rigides et froids, on les oublie rapidement au profit de l'histoire et de son déroulement.

Pierre Perricaudet








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Soyez prévenus : la maniabilité du jeu au Joycon, en mode « TV », n'a rien d'une sinécure : c'est même un vrai point faible du jeu, tant le calibrage du curseur se perd action après action, forçant rapidement le joueur à se tordre le poignet dans tous les sens. Privilégiez donc autant que se peu le mode nomade de la console, l'écran tactile étant parfaitement adapté à ce type d'usage. Évidemment, comme mentionné plus haut, un jeu de 2006, invariablement, semblera dépassé en 2018 sur son look and feel général : mais les amateurs apprécieront, n'en doutons pas, ce Secret Files à sa juste mesure, faisant rapidement fi de l'aspect général un peu vieillot.

 
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