RESIDENT EVIL 2
BioHazard RE:2 - Japon - 1998/2019
Image plateforme « PC »Image plateforme « Playstation 4 »Image plateforme « Xbox One »
Image de « Resident Evil 2  »
Genre : Action
Développeur : Capcom R&D Division 1
Durée : moyenne
Langue : Français, anglais, japonais…
Distributeur : Capcom
Date de sortie : 25 janvier 2019
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Resident Evil 2  »
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site officiel
LE PITCH
Dans Resident Evil 2, les joueurs incarnent Leon S. Kennedy, nouvelle recrue de la police et l'étudiante Claire Redfield pendant leur enquête sur les mystérieux événements se déroulant à Raccoon City. Ils se retrouvent rapidement pris au piège d’un véritable cauchemar rempli de zombies duquel ils devront s’échapper. Leurs deux aventures révèlent l’histoire détaillée des machinations d’Umbrella Corporation, qui a entraîné la ville de Raccoon City dans un chaos où revenant...
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Under my umbrella, ella, ella

Resident Evil 2 l'un des meilleurs jeux de la série et un classique de la maison Capcom. Un remake encore ? Oui encore. Mais à l'image d'un Resident Evil entièrement refaçonné en 2002 pour son arrivée mémorable sur Gamecube, effaçant presque l'original Playstation, celui de sa suite vise juste. C'est ce qu'on appelle un headshot.

L'éditeur japonais est d'ailleurs plust avare en remake que beaucoup de ses concurrents, préférant bien souvent jouer sur la carte nostalgie par le biais de compilations rétros et de petits rhabillages cosmétiques. Mais lorsque Capcom entame la mise en chantier d'un remake, il ne fait pas les choses à moitié. Longtemps placé sous silence puis régulièrement reporté, voici donc enfin Resident Evil 2 nouvelle version, deux ans presque pile poil après un mémorable Resident Evil 7 qui remettait la peur au centre de la licence. Un épisode qui va être ici le maitre étalon pour les nouveaux joueurs, et qui techniquement partage directement son moteur graphique (RE Engine, c'est sobre) affichant des textures sublimes, une masse considérable de détails, des jeux de lumières impressionnants... Un outil qui permet surtout de refaçonner entièrement l'expérience de jeu. Exit les caméras fixes qui imposaient autrefois des angles de vue et un hors champs inquiétant, la caméra se place désormais au niveau de ses personnages, comme un TPS moderne, obligeant finalement à mieux travailler les sensations et les apparitions. Outre une visée bien plus fine, avec une localisation des impacts aussi sanglante que souvent stratégique, le changement d'optique implique là aussi une variation dans les méthodes. La réalisation se veut plus réaliste, les zones d'ombres plus envahissantes... La peur sera alors plus viscérale, omniprésente et Resident Evil 2 revient aux sources de la survie.

 

one night at the commissariat


Munitions réduites, points de sauvegarde épars (mais  sans limitation symbolisée par les fameux rouleaux d'encre en dehors du mode Hard), couteaux qui finissent par se briser et surtout une horde de zombies bien plus résistants qu'autrefois, franchement collants voir carrément diaboliques dans leurs apparitions et leurs attaques impromptues. Même en revenant dans une salle déjà visitée, il n'est pas rare de se faire méchamment surprendre. Un jeu habilement orchestré, constamment maitrisé, qui peut même tourner au cauchemar pour les nerfs lorsque le Tyran, morts-vivants fan de Hulk, se lance aux trousses des derniers survivants et que les développeurs de Capcom embrassent tout le potentiel d'un mixage sonore Dolby Atmos... Tétanisant !

 

Resident Evil 2 risque d'être une sacrée découverte pour les néophytes, mais aussi étonnement pour les fans de la première heure, arrachés de leur zone de confort jusque dans de petites modulations des deux scénarios tour à tour parallèles et partagés de Leon S. Kennedy et Claire Redfield. Les énigmes, nombreuses et obligeant à moult aller-retour aujourd'hui bien moins lassants, les retrouvailles et séparations de nos deux tueurs de zombies, restent dans les grandes lignes identiques, mais avec systématiquement un rythme plus aiguisé et une mise en scène bien plus spectaculaire. On regrettera sans doute que malgré la préservation des petites parenthèses réservées aux deux personnages secondaires d'origine (avec des phases d'infiltrations plutôt sympas pour la tiote) et l'ajout de deux challenges supplémentaires avec Hunk et Tofu, il n'y ait pas de véritable nouvelle voie dans Resident Evil 2... Encore que les futurs DLC pourraient y remédier.

Sans jamais trahir une seule seconde le soft traumatique imaginé par Shinji Mikami et les collègues de Capcom il y a déjà vingt ans, Resident Evil 2 (2019) est clairement un remake qui sait remettre aux goûts du jour les intentions d'autrefois. Logiquement plus beau, mais aussi plus fluide, plus souple, plus flippant, il laisse songeur quand on imagine ce que pourraient donner dans un futur proche le sous-estimé Resident Evil 3 et le spectaculaire Code Veronica.

Nathanaël Bouton-Drouard










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Les joueurs ont le cuir désormais bien durci à force de découvrir des portages d'anciens classiques vaguement retexturés et surtout upscallés en HD avec un manque de discernement esthétique assez violent (Konami, si tu nous entends). D'une certaine façon Resident Evil 2 vient réparer un peu cela en rappelant qu'une vraie réactualisation d'ancien jeu est possible. Ici l'architecture de fond est plus ou moins restée la même (les puristes remarqueront que la map a tout de même été clairement perturbée), mais tout a été remodélisé en s'appuyant sur un généreux moteur graphique dédié, le RE Engine, qui en dehors de légers effets de brillances (sur les liquides en particulier) n'est pas loin d'atteindre des sommets. Décors ultra chiadés, personnages moins lisses et plus crédibles qu'autrefois (le beau gosse Leon a même des boutons...), cadavres bourrés de petits détails gores totalement inédits, textures magnifiques, lumières pernicieuses... Resident Evil 2 a tout d'un perdreau de l'année. Une fois n'est pas coutume, il faut aussi noter un grand effort porté sur la bande sonore, largement plus généreuse et minutieuse que le tout venant, provoquant régulièrement quelques petits accidents cardiaques ou des montées de tension insoutenables. Bande de sadiques.

 
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