EVOLAND LEGENDARY EDITION
Evoland, Evoland 2: A Slight Case of Spacetime Continuum Disorder - France - 2013/2015
Image plateforme « Nintendo Switch »
Image de « Evoland Legendary Edition »
Genre : Aventure
Musique : Camille Schoell
Développeur : Shiro Games
Durée : moyenne
Langue : Français
Distributeur : Shiro Games
Date de sortie : 7 février 2019
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Evoland Legendary Edition »
portoflio
site officiel
LE PITCH
Evoland est un voyage dans le temps à la redécouverte des jeux d’action-aventure. Au cours de l’histoire, les joueurs débloqueront de nouvelles technologies, mécaniques de gameplay et améliorations graphiques. Inspiré de séries cultes, Evoland fait voyager le joueur de l’ère 8-bit à celle de la 3D, des affrontements au tour par tour aux combats de boss en temps réel, le tout avec une touche d’humour et de nombreuses références aux grands classiques du jeu vidéo.
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L'histoire par la petite porte

En 2012, un petit jeu indépendant frenchie voyait le jour sous la forme d'Evoland, premier du nom. Cette expérience chargée de références présentait une multitude de gameplay, et tel un hommage à l'industrie du jeu video de notre enfance proposait de mixer 8bits, 16bits, 2D, 3D, le tout parsemé d'une chouette touche d'humour bien français.

Le concept d'Evoland est novateur : chaque coffre découvert déverrouille de nouvelles mécaniques de gameplay. Au départ, l'aventurier ne sait se déplacer qu'à droite, puis qu'à gauche, puis dans les différentes directions, puis... Une montée en puissance amusante et presque valorisante pour le joueur des années d'or du jeu video, de l'époque où dans les cours de récré, les pro Nintendo et les pro Sega se chambraient en attendant de se retrouver autour d'un Mario Kart ou d'un Street of Rage le weekend arrivé. Si le jeu est bien réalisé, bien écrit et plutôt drôle, son point fort est aussi son principal défaut : cette sorte de course à l'échalotte progressive ne dure qu'un temps, et sur une durée générale d'environ 5h (ce qui est, finalement, bien court), seules les 30 premières minutes voient vraiment le gameplay évoluer. Reste alors les références : Zelda bien sûr, Final Fantasy ensuite, difficile de ne pas voir non plus les multiples clin d'oeils à Diablo ou Dragon Quest, en plus de nombreux autres appels du pied que ne rateront pas les « vrais fans », évidemment.

En 2015 parait sa suite, très justement nommé Evoland 2 : A Slight Case of Spacetime Continuum Disorder (rien que ça). Ce dernier s'il gomme le principal défaut de son ainé, à savoir une durée de vie bien faiblarde, gomme avec elle tout ce qui fait le seul du premier opus : cette notion de gameplay évolutif est bien moins présente, et c'est surtout le scénario qui nous catapulte du 8 bits au 16 bits en passant par la 3D de manière un peu subie, et sans véritable raison, finalement. Les références, quant à elles, sont toujours là : cette fois-ci, c'est Secret of Mana qui se taille clairement la part du lion, mais évidemment bien d'autres licences sont de la partie.

 

c'est dans les vieux...


...Pots qu'on fait les meilleures soupes ? Pas si sûr. Car si cette compilation, encore en 2019, saura charmer les joueurs des années 90, tout n'est pas gagné pour autant. Objectivement, le premier comme le second opus d'Evoland ont cet aspect un peu surfait, « pour la blague », qui bloque complètement le moindre souffle épique qui pourrait naître de ce genre de réalisations. Si l'on comprend, de près ou de loin, les références citées, on comprend aussi rapidement ce pourquoi Evoland ne fera pas date et n'est finalement qu'un hommage sympathique. Ce qui lui manque est assez simple : une bonne dose de magie. La recopie est exemplaire mais si l'exercice technique est séduisant, ce côté à la fois toujours trop léger et aux références bien trop appuyées empêchent le joueur de prendre vraiment au sérieux la série.

Pierre Perricaudet








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On arrive à l'aspect clairement fâcheux. On pourrait penser l'évaluation du côté technique d'Evoland Legendary Edition un peu inutile. Après tout, les deux jeux sont réalisés comme des références d'un ancien temps, aux techniques d'époque. Mais là où bât blesse, c'est lorsque les deux jeux passent en 3D, dans leur configuration la plus moderne : le charme désuet disparait et apparait alors un véritable retard technique au gameplay laborieux, qui d'ailleurs dans le second opus pourra faire lâcher le jeu aux moins courageux des joueurs.
Evoland est une belle idée qui ne pousse pas le concept à 100%, et navigue réellement en eau trouble, ne sachant prendre son indépendance, tant il est attaché aux concepts auxquels il souhaite rendre hommage. Dommage.

 
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