CASTLEVANIA JUDGEMENT
Japon - 2008
Image plateforme « Wii »
Image de « Castlevania Judgement »
Genre : Combat
Musique : Divers
Développeur : Konami
Durée : faible
Langue : Français
Distributeur : Konami
Date de sortie : 19 mars 2009
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Castlevania Judgement »
portoflio
site officiel
LE PITCH
Voyageur du temps et témoins de l’affrontement séculaire de la famille Belmont et du comte Dracula, Aeon à l’idée de génie de tous les réunir dans une faille temporelle pour observer enfin lequel est le plus puissant de tous !
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Procédure d'expulsion

Depuis l'excellent Curse of Darkness, la série des Castlevania ne s'était plus déclinée que sur les portables de Nintendo. De bons jeux certes, mais qui ne permettait pas de retrouver de la dynamique attendue sur un bon gros écran plus spectaculaires. Malheureusement de ce côté-là, il ne faut pas compter sur Castlevania Judgment.

Depuis le début de la courte, mais déjà productive histoire des jeux vidéo, la saga des Castlevania a toujours affichée une santé impressionnante. Si l'on excepte quelques petites baisses de régime (les versions N64) la série n'a jamais rien produit de catastrophique malgré les changements constants de machines et le tournant acrobatique de la 2D vers la 3D. Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes jusqu'à ce que Konami ait l'idée saugrenue de donner à la série prolifique son propre jeu de baston. L'inverse de Soulcalibur Legend en somme, et qui débouche à l'arrivée sur une médiocrité similaire. L'éditeur a beau jouer la carte du fan-service avec une douzaine de persos issus de l'intégralité de la saga (Trévor Belmond, Alucard, La mort, Dracula, Maria Renard, Eric Lacarde et même la toute nouvelle Shanoa) et la possibilité de récupérer les habituelles armes de jet sur le terrain, la magie n'opère à aucun moment. La faute déjà à un gameplay d'un autre âge, limité et brouillon, qui passe très mal sur les manettes Gamecube et classique, et encore plus difficilement avec le duo wiimote / nunchuck. Mimer vaguement les coups d'épées n'a absolument rien de fun et encore moins de naturel.

Les maîtres du pire

S'inspirant de l'esprit de la liberté de mouvement dans l'espace et de l'interactivité (limitée) avec les décors de Power Stone, Castlevania Judgement est un désastre total où, malgré quelques habiletés différentes et des super coups personnalisés (rares et peu spectaculaires), tous les combats se ressemblent. Le mode arcade ressemble donc surtout à une longue traversée du purgatoire, 'exploration du château à un bonus bâclé et le multi online au désert de Gobi. On a encore bien du mal à comprendre comment Konami a pu s'engager dans cette galère qui entache véritablement la franchise, d'autant qu'au passage tous les designs (mythiques) des personnages on été retravaillés. Certes Takeshi Obata est un très bon mangaka comme ont pu le montrer Death Note et Hikaru No Go, mais sa révision écarte ici l'esthétique générale du gothisme attendu, pour un style très « jap'anim » classique et sans grande personnalité. Attendre trois ans un Castlevania sur consoles de salon pour tomber sur ça... Ca fait mal.

Nathanaël Bouton-Drouard






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Licence phare de Konami, les Castlevania ont toujours bénéficié d'un soin particulier, aussi bien en 2D qu'en 3D, mais l'arrivée du titre sur Wii montre que comme beaucoup d'éditeurs, les responsables de Judgment prennent la machine de Nintendo pour une simple tirelire. A priori la 3D se montre assez léchée (du moins dans la séquence d'ouverture), mais la mise en scène imprécise permet tout de même d'observer des modélisations souvent trop légères et des animations manquant de naturel. Peu d'effets, rien de vraiment bluffant, des teintes homogènes ; on peine à retrouver la maestria habituelle. Reste heureusement les musique, simple remix sans génie des thèmes attendus, toujours aussi pertinente pour accompagner les coups de fouets. Bon allez on oublie, et on retourne sur Castlevania IV disponible en téléchargement sur Console Virtuelle.

 
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