RED DEAD REDEMPTION : UNDEAD NIGHTMARE
Etats-Unis - 2010
Image plateforme « Playstation Network »Image plateforme « Xbox Live Arcade »
Image de « Red Dead Redemption : Undead Nightmare »
Genre : Western
Développeur : Rockstar San Diego
Durée : moyenne
Langue : Anglais sous-titré français
Distributeur : Rockstar
Date de sortie : 26 octobre 2010
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Red Dead Redemption : Undead Nightmare »
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site officiel
LE PITCH
John Marston tente de trouver un remède à la gigantesque épidémie de zombis qui déferle à travers la frontière. Pour sauver sa famille, les villes environnantes, le monde… ou tout simplement sa peau ?
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Dégaine si t'es mort !

Après une poignée de packs à télécharger enrichissant plus que de raison les modes multi-joueurs, Rockstar s'intéresse enfin à l'aventure solo de Red Dead Redemption. Un petit évènement qu'ils célèbrent en même temps que la fête des morts... et ce n'est pas un hasard.

Tout commence par une petite scénette digne de La Petite Maison dans la prairie. John Marston rentre paisiblement chez lui et écoute son fiston lui raconter une histoire d'horreur au coin du feu, puis tout le monde va se coucher. Mais en pleine nuit, la petite famille découvre tonton transformé en mort-vivant, et après quelques morsures, seul John s'en sort indemne. Il ne lui reste plus qu'à repartir sur les routes (peuples de cadavres morfales) pour découvrir les origines du mal. Conçu comme un épisode spécial de Red Dead Redemption (ceux qui ont achevé le scénario principal savent pourquoi), Undead Nightmare repousse clairement les limites d'un mauvais goût assumé par les développeurs dans leur dernier petit bijou. Si le titre initial proposait déjà quelques cannibales bien dégueux, l'extension elle, délivre un défilé de créatures zombifiées (humains, ours, piafs...) plus voraces et rapides que jamais. Clairement plus musclée et tendue que son modèle, cette nouvelle aventure combine une difficulté rehaussée (bon dieu que certains zombies vont vite ! Et ces satanés couguars à la « biiiiiip ») avec une évolution de l'armement uniquement déblocable en rendant quelques menus services à une population désemparée. Un bon moyen de pousser le joueur à délaisser régulièrement le scénario principal pour explorer une nouvelle fois un environnement de western désormais parsemé de détails croustillants comme des corbeaux remplacés par des chauves souris, une lune envahissant le ciel nocturne, ou encore des montures décharnées n'en faisant qu'à leur tête.

 

Voraces


Toujours traité avec le même humour irrévérencieux (façon Contes de la Crypte), trivial et donc délicieux, l'univers de Read Dead paraît entièrement contaminé par l'esprit macabre d'une extension où l'on doit désormais chasser des femmes léopards, un saquatch pathétique, les quatre chevaux de l'apocalypse (guerre avec ses flammes à carrément la classe) et même une licorne égarée. Ca fourmille d'idées déglinguées et de quêtes aussi dispensables qu'hilarantes. Une réussite majeure qui, au pire, ne se perd que dans les nettoyages successifs de villes envahies par les cadavres, mais qui profite formidablement du moteur impressionnant du jeu avec son gameplay aux petits oignons et sa réussite formelle encore plus imposante ici. Surtout que si l'expérience ludique est parfaitement réussite et jouissive, les nombreuses cut-scenes qui viennent l'illustrer affichent une nouvelle fois une vraie intelligence dans leur réalisation (la première avoisine les dix minutes !) et pourraient quasiment se suffire à elles-mêmes. Sans compter qu'avec son tarif plus que modique (moins de 10 euros), Undead Nightmare propose en sus de plus d'une dizaine d'heure en solo un nouveau mode multi-joueurs à quatre en ligne, singeant avec efficacité les attaques de hordes d'un certain Left 4 Dead. En traitant frontalement l'esthétique western avec le dispositif d'un GTA boosté à l'adrénaline, Red Dead Redemption avait tout du jeu de l'année. A elle seule, sa première grande extension lui assure la palme. INDISPENSABLE !

Nathanaël Bouton-Drouard








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Frôlant la perfection, le moteur de Red Dead Redemption paraît toujours, quelques mois après la sortie du soft sur disque, aussi impressionnant dans sa manière d'étaler sans vergogne une profondeur de champ astronomique tandis que quelques petites bestioles passent à quelques mètres du flingueur. Le changement global d'esthétique (le jour se fait souvent attendre) n'entame en rien le travail de Rockstar... bien au contraire. Les cinématiques en 3D temps réellexplosent facilement nombre d'heures d'images de synthèse de la concurrence et la prolifération de zombies n'arrive même pas à entamer le frame-rate.

 
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